Pompiers volontaires : « difficile de concilier vie professionnelle, personnelle et volontariat »

D.R.

Le récent rapport de la mission volontariat, remis au ministre de l’Intérieur le 23 mai dernier, pointe du doigt des besoins sur le terrain qui se font croissants et qu’il est difficile pour nombre de sapeurs-pompiers volontaires, de concilier vie professionnelle, personnelle et volontariat.

Disponibilité permanente, santé, mobilité, évolution des missions : les contraintes affectant la pérennité de leur engagement sont nombreuses.

Plus d’1/3 des volontaires comptent moins de 5 ans d’engagement et le nombre de nouveaux recrutements s’érode.

« Aller encore plus loin »

En 2013, à Chambéry, le gouvernement précédent avait pris 25 mesures pour améliorer le statut des sapeurs-pompiers volontaires. Si elles ont permis quelques avancées, le Ministre de l’Intérieur souhaite aujourd’hui aller encore plus loin, comme il l’a rappelé lors du congrès national des sapeurs-pompiers d’Ajaccio (14 octobre) et conformément aux engagements pris par le Président de la République devant les forces de secours réunies à l’Elysée le 6 octobre dernier. Il en va de la pérennité du modèle de sécurité civile français.

Dans la perspective du nouveau plan de volontariat pour les sapeurs-pompiers qui sera proposé en 2018, une mission de réflexion dédiée -lancée en décembre dernier- vient de rendre ses conclusions au Ministre d’État, Ministre de l’Intérieur.

Remise du rapport de la mission volontariat

Olivier Richefou, président du conseil départemental de la Mayenne, président de la conférence nationale des services d’incendie et de secours ; Pierre Brajeux, Viceprésident du MEDEF, Catherine Troendlé, sénatrice du Haut-Rhin, vice-présidente du Sénat, présidente du conseil national des sapeurs-pompiers volontaires ; Fabien Matras, député du Var, membre de la conférence nationale des services d’incendie et de secours et le colonel Éric Faure, Président de la fédération nationale des pompiers de France.