La France fait face à un début de saison des feux de forêt sans précédent. Lors d’un point presse organisé vendredi 10 juillet au ministère de l’Intérieur, Julien Marion, directeur général de la Sécurité civile et de la gestion de crises, a tiré la sonnette d’alarme en dévoilant un bilan alarmant : plus de 8 000 départs de feu et 25 000 hectares de végétation partis en fumée depuis le début de l’année.
Un bilan deux fois supérieur à 2025
« Nous avons un début de saison 2026 d’une exceptionnelle intensité en termes de feux de forêt », a déclaré Julien Marion. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : à la même période l’an dernier, les surfaces brûlées étaient deux fois moins importantes.
Des conditions météo aggravantes
Les fortes pluies de l’hiver et du printemps ont favorisé une pousse importante de la végétation, qui s’est ensuite asséchée sous l’effet des canicules successives. « Toute cette végétation constitue désormais autant de combustibles pour des feux qui se déclarent à cause des températures élevées, d’une humidité extrêmement faible et des épisodes de vent », explique Julien Marion. Ce cocktail explosif rend les interventions des secours particulièrement complexes.
Pour lutter contre ces incendies, les pompiers mobilisent l’ensemble de leurs moyens aériens et terrestres. Bombardiers Dash-Q400MR, Canadair et hélicoptères Dragon sont déployés pour larguer du retardant ou de l’eau sur les foyers. Ces appareils, soutenus par les équipes au sol, jouent un rôle clé dans la maîtrise des feux, souvent attisés par des vents violents.

