Prévention

Au sol : sapeurs-pompiers, CCF et unités militaires

Moyens terrestres

Au sol : sapeurs-pompiers, CCF et unités militaires

Les avions font les images, le sol fait la victoire : aucun feu de forêt ne s’éteint sans les femmes et les hommes qui tiennent les lisières, noient les braises et défendent les maisons. 253 000 sapeurs-pompiers, des milliers de camions-citerne blindés contre les flammes et les sapeurs-sauveteurs militaires de la Sécurité civile.

2 min de lecture Contenu vérifié — juillet 2026

L’essentiel

  • La France compte 253 000 sapeurs-pompiers (80 % de volontaires) répartis dans 97 SDIS — tous formés au risque feux de forêt dans les zones exposées.
  • Le CCF, camion-citerne tout-terrain à cabine protégée, est l’outil de base : engagé en GIFF (groupes de 4 engins + véhicule de commandement).
  • Les colonnes de renfort font converger des GIFF de toute la France vers les départements en crise — jusqu’à plusieurs milliers de pompiers l’été.
  • Les ForMiSC (UIISC de Nogent-le-Rotrou, Corte et Brignoles) sont les sapeurs-sauveteurs militaires projetables partout, spécialistes des feux établis.
  • Le travail décisif est souvent invisible : noyage des lisières et surveillance des reprises, des heures durant, la nuit comprise.

Les trois piliers terrestres

Pourquoi le feu se gagne au sol

Un largage de Canadair abat les flammes pendant quelques minutes : si personne n’exploite cette fenêtre, le feu repart. La réalité d’un incendie éteint, c’est une succession de gestes terrestres : attaque directe à la lance sur les flancs, défense ponctuelle des habitations (souvent depuis les jardins débroussaillés — l’OLD n’est pas une formalité, c’est ce qui rend la défense possible), noyage méthodique des lisières, puis des heures de surveillance des reprises, thermocamera au poing.

Cette mécanique s’appuie sur une organisation éprouvée : le GIFF (4 CCF + commandement, ~20 pompiers) comme brique de base, les colonnes de renfort interdépartementales comme multiplicateur, et une chaîne de commandement unique sous l’autorité du COS. Les pistes DFCI et les citernes enterrées, entretenues toute l’année, donnent à ces moyens l’accès au massif — voir notre carte DFCI.

La nuit, l’avantage change de camp

Quand les avions se posent au coucher du soleil, le sol continue. La nuit, l’humidité remonte, le vent tombe souvent, le feu ralentit : c’est là que les équipes terrestres reprennent le terrain, posent les lignes d’arrêt et traitent les points chauds — pendant que les Super Puma équipés pour le vol de nuit peuvent poursuivre les largages. Une course d’endurance plus que de vitesse, qui explique les relèves organisées par les colonnes.

Ces moyens, suivez-les en direct.

Avions et hélicoptères en vol, feux en cours, vigilance du jour : les cartes temps réel de Feux de Forêt relient chaque fiche de cet espace à la réalité du terrain. Et si vous êtes témoin d’un départ de feu, appelez le 112 avant tout.