Un trentenaire a été condamné vendredi 18 octobre par la cour criminelle de la Charente à douze ans de réclusion criminelle pour avoir allumé 32 incendies entre juillet 2022 et octobre 2023 dans le sud du département. L’accusé, âgé de 32 ans et père de deux enfants, renonce à faire appel selon son avocate.
Les juges ont retenu des faits d’une gravité exceptionnelle, dont l’incendie d’un massif forestier sur près de 150 hectares et l’embrasement d’un bâtiment agricole contenant 1 000 tonnes de paille. Au total, les sinistres ont causé un préjudice estimé à deux millions d’euros et mobilisé quelque 2 000 pompiers, déjà sous tension en raison des feux de forêt qui ravageaient la Gironde voisine durant l’été 2022.
Une série d’incendies aux conséquences lourdes
L’avocat général avait qualifié l’accusé de « bombe vivante » lors des réquisitions, soulignant la dangerosité de ses actes. Parmi les mesures complémentaires à la peine de prison, la cour a ordonné un suivi sociojudiciaire avec injonction de soins pendant dix ans, une obligation de travailler et d’indemniser les victimes, ainsi qu’une interdiction de résider en Charente et d’exercer une activité dans le milieu forestier.
Les motivations de l’incendiaire, déjà connu de la justice pour des vols avec effraction, restent floues. Durant son procès, il a évoqué un « mal-être » lié à une enfance marquée par des violences intrafamiliales, des difficultés financières, la perte d’un enfant et des addictions à l’alcool. Il a également reconnu un « besoin de reconnaissance », déclarant : « J’ai peut-être un peu trop cherché à ce qu’on parle de moi. » selon l'AFP repris par BFMTV

