L’avion de transport militaire Airbus A400M sera «mobilisé (...)d’ici à fin juillet» afin de «venir en appui de l’ensemble des autres moyens» engagés dans la lutte contre les incendies qui touchent plusieurs régions françaises, a annoncé jeudi la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
Équipé pour emporter jusqu’à 20 tonnes d’eau ou de produit retardant, l’appareil disposerait d’une capacité de largage équivalente à celle de trois Canadair. Son utilisation restera néanmoins soumise à certaines contraintes, notamment en raison de sa taille et de sa capacité de manœuvre limitée dans les massifs escarpés.
L’A400M est encore «en cours d’équipement, les équipages sont encore en train d’être formés», a précisé Maud Bregeon. Toutefois, «d’ici quelques jours, il sera en capacité d’intervenir». «Les moyens, en tout cas techniques, ont été mis en place, il y a toute une phase de tests, évidemment, de contrôle eu égard à la sécurité de l’appareil et des intervenants», a-t-elle poursuivi.
En service au sein des armées depuis 2013, l’Airbus A400M est habituellement utilisé pour des missions de transport stratégique et tactique. Dans le cadre de la lutte contre les feux de forêt, il pourra être doté d’«un kit de largage d’eau de grande capacité, de 20 tonnes, ce qui représente l’équivalent de trois Canadair», a souligné le patron de la Sécurité civile.
près une campagne d’essais, une convention entre l’État et Airbus a été signée il y a quelques jours. Le dispositif sera déployé à titre expérimental. Il convient toutefois de rappeler que l’A400M n’est pas, à l’origine, un avion de lutte contre les incendies, mais un appareil militaire qui pourra être adapté, lorsque la situation l’exige, pour intervenir comme bombardier d’eau.
Son arrivée prochaine constituera donc un renfort supplémentaire pour les opérations de lutte contre les feux de forêt. L’A400M ne doit cependant pas être présenté comme une solution miracle, notamment en raison de ses contraintes d’emploi et de manœuvre.

