Détection & anticipation
Surveillance et détection : gagner la course contre le feu
Un feu détecté en trois minutes est un feu que la doctrine française sait tuer dans l’œuf. Météo du danger, vigies, patrouilles, guet aérien, caméras — et vous, dont l’appel au 112 reste le premier détecteur du pays.
L’essentiel
- La Météo des forêts (Météo-France) évalue chaque jour le danger pour J+1 et J+2 : c’est elle qui déclenche pré-positionnements et guet aérien.
- Les massifs sensibles sont quadrillés l’été : tours de guet, patrouilles DFCI armées de porte-lances, caméras automatiques de détection de fumées.
- Le Guet Aérien Armé fait patrouiller des bombardiers chargés au-dessus des zones à risque : largage dans les minutes qui suivent la détection.
- Le premier capteur reste humain : la majorité des départs de feu sont signalés par des témoins au 112 ou au 18.
- Votre signalement géolocalisé sur feuxdeforet.fr complète l’alerte et prévient les habitants du secteur.
Les deux fiches de cette famille
Météo des forêts
Quatre couleurs qui commandent tout le dispositif : lecture, coulisses et limites de la carte quotidienne du danger.
Lire la fiche ParticipatifSignalement citoyen
112 d’abord, signalement géolocalisé ensuite : comment votre téléphone raccourcit la chaîne d’alerte.
Lire la ficheDe la prévision au largage : la chaîne de détection
Tout commence la veille, quand la Météo des forêts colore les départements : en orange ou rouge, les SDIS arment leurs tours de guet, multiplient les patrouilles DFCI (véhicules légers porteurs d’eau qui traitent eux-mêmes les feux naissants), les préfectures ferment les massifs les plus dangereux et la Sécurité civile pré-positionne ses aéronefs au plus près du risque.
Le jour J, les détecteurs se superposent : vigies humaines qui triangulent les fumées, caméras automatiques qui balaient l’horizon, patrouilles aériennes légères, satellites en appoint pour les zones peu couvertes — et surtout les témoins, promeneurs et riverains, dont l’appel au 112 déclenche la machine. Entre la détection et le premier largage d’un bombardier d’eau pré-positionné, il peut s’écouler moins de dix minutes.
Votre rôle dans le dispositif
La surveillance n’est pas qu’une affaire d’institutions. Un témoin qui donne au 112 une position précise, une taille de feu, un sens du vent, fait gagner des minutes décisives aux secours — notre fiche bien alerter le 112 explique comment. Le signalement citoyen prend ensuite le relais pour informer les habitants autour du feu. Et les jours rouges, le meilleur signalement reste celui qu’on n’a pas à faire : pas de barbecue, pas de disqueuse, pas de mégot — la prévention, toujours.
Ces moyens, suivez-les en direct.
Avions et hélicoptères en vol, feux en cours, vigilance du jour : les cartes temps réel de Feux de Forêt relient chaque fiche de cet espace à la réalité du terrain. Et si vous êtes témoin d’un départ de feu, appelez le 112 avant tout.
