Prévention

FAQ

Feux de forêt : les réponses aux questions que tout le monde se pose

Numéros d’urgence, obligations légales, assurance, Météo des forêts, Canadair : quinze questions, quinze réponses courtes et sourcées — avec, à chaque fois, le lien vers le guide complet pour approfondir.

5 min de lecture Contenu vérifié — juillet 2026

Le 112 (numéro d’urgence européen) ou le 18 (sapeurs-pompiers). Les personnes sourdes ou malentendantes utilisent le 114, par SMS. Donnez le lieu le plus précis possible, la taille du feu, le sens du vent et ce qui est menacé. Vous pouvez ensuite compléter par un signalement sur l’application Feux de Forêt pour alerter les habitants du secteur — mais l’appel aux secours passe toujours en premier.
L’activité humaine : environ 9 départs de feu sur 10 sont d’origine humaine — imprudences (mégots, barbecues, travaux, véhicules), accidents d’infrastructures ou malveillance. Les causes naturelles (foudre) sont minoritaires. C’est une bonne nouvelle en un sens : la plupart des feux sont évitables.
Une carte publiée chaque jour par Météo-France (en saison), qui évalue le danger de feu pour le lendemain et le surlendemain, département par département, sur 4 niveaux : vert (faible), jaune (modéré), orange (élevé), rouge (très élevé). Elle se fonde sur la sécheresse de la végétation, la température, l’humidité de l’air et le vent. Consultez-la avant toute activité extérieure à risque.
Oui, dans les territoires exposés définis par le Code forestier : si votre construction se situe à moins de 200 m d’un bois, d’une forêt, d’une lande ou d’une garrigue, vous devez débroussailler 50 m autour (voire 100 m sur décision locale) et le long de vos voies d’accès. Les sanctions vont jusqu’à 50 €/m² d’amende administrative, et votre assurance peut appliquer une franchise majorée de 5 000 € en cas de sinistre.
Non : dans les bois et forêts, et jusqu’à 200 m de ceux-ci, porter ou allumer du feu est interdit à toute personne autre que le propriétaire (article L131-1 du Code forestier). Chez soi, le barbecue reste possible avec précautions — sauf arrêté préfectoral d’interdiction les jours de risque élevé.
Non, c’est interdit toute l’année, partout en France (article L541-21-1 du Code de l’environnement) : tontes, feuilles, tailles de haies doivent aller en déchetterie, au compost ou au broyage. L’amende est de 450 €, davantage en cas de récidive ou si le feu échappe. De rares dérogations existent pour les professionnels agricoles et forestiers, sur autorisation préfectorale.
Alertez immédiatement le 112 avec votre position, puis éloignez-vous perpendiculairement au sens du vent, vers une zone dégagée (route, labour, rocaille) — jamais devant le feu, jamais vers le haut d’une pente. Ne cherchez pas à éteindre un feu déjà étendu vous-même.
Si les autorités ordonnent l’évacuation (FR-Alert, porte-à-porte), partez immédiatement. Sinon, une maison en dur, débroussaillée, volets fermés, est le meilleur abri : le front de flammes passe en quelques minutes. Le pire choix est de fuir à pied ou en voiture au dernier moment : la plupart des victimes des grands feux sont surprises en fuite, dans les fumées.
Le système national d’alerte, actif depuis 2022 : en cas de danger grave, vous recevez sur votre téléphone une notification sonore stridente (même en mode silencieux, selon les réglages), sans inscription préalable, dès lors que vous vous trouvez dans la zone concernée. Le message indique la nature du danger et les consignes à suivre. Il faut le lire et l’appliquer, pas le faire taire.
Non — et ce n’est pas nécessaire : l’incendie est un risque assurable couvert par la garantie incendie de votre contrat multirisque habitation. Vous n’avez donc pas à attendre un arrêté de catastrophe naturelle : déclarez le sinistre à votre assureur sous 5 jours ouvrés. Le régime CatNat peut en revanche jouer pour les coulées de boue survenant APRÈS l’incendie, sur sols mis à nu.
Oui. Un mégot reste incandescent plusieurs minutes et atteint 400 à 600 °C : jeté sur une végétation sèche, notamment depuis une voiture sur un bord de route, il suffit à allumer un feu. C’est l’une des premières causes identifiées de départs accidentels en France.
Les jours de risque élevé, les préfectures interdisent par arrêté l’accès à certains massifs : moins de monde en forêt, c’est moins de départs de feu et moins de personnes à évacuer si un feu éclate. La fermeture se décide généralement la veille en fin de journée, selon le danger météo. Vérifiez la carte de votre préfecture (ou notre page accès aux massifs) avant toute randonnée estivale.
Non. La flotte nationale (Canadair, Dash, hélicoptères bombardiers d’eau) est engagée selon les priorités opérationnelles : vies menacées, habitations, potentiel de propagation. Beaucoup de feux sont éteints uniquement par les moyens terrestres. C’est pour cela que la prévention individuelle — débroussaillement, maison préparée — reste déterminante : elle ne dépend pas de la disponibilité des avions.
Oui, par trois mécanismes documentés : des sécheresses plus longues et intenses qui dessèchent la végétation, une saison à risque qui s’allonge (de plus en plus de feux de printemps et d’automne), et une extension géographique du danger vers le nord et l’ouest du pays — illustrée par les feux de Bretagne, d’Anjou ou de Gironde de 2022. La Météo des forêts couvre d’ailleurs toute la métropole, pas seulement le Sud.
Même par simple imprudence, jusqu’à 1 an de prison et 15 000 € d’amende (article 322-5 du Code pénal), portés à des peines bien supérieures en cas de blessés ou de décès. S’y ajoutent la responsabilité civile (indemniser les dégâts, souvent via les recours des assureurs) et, pour un incendie volontaire, jusqu’à 15 ans de réclusion et davantage encore avec circonstances aggravantes.

Pour aller plus loin

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Consultez la vigilance de votre département, suivez les feux en cours et signalez un départ de feu depuis l’application mobile Feux de Forêt.