Prévention

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Travailler près des massifs : prévenir le départ de feu professionnel

Disqueuse sur un chantier, débroussailleuse d’un paysagiste, engin de TP sur herbes sèches : chaque été, des feux majeurs naissent d’une activité professionnelle. Permis de feu, arrêtés travaux, responsabilité de l’employeur : le cadre — et les bonnes pratiques.

Contenu vérifié — juillet 2026 Association Feux de Forêt

L’essentiel pour vous

Les 4 messages clés à retenir pour votre profil.

  1. Les jours rouges suspendent certains travaux Les arrêtés préfectoraux restreignent ou interdisent les travaux à risque (étincelles, points chauds) les jours de danger très élevé — y compris pour les pros. Vérifiez chaque matin en saison.
  2. Le permis de feu trace vos points chauds Soudure, tronçonnage, meulage : la procédure permis de feu (analyse, moyens d’extinction, surveillance après travaux) est la norme — et votre meilleure défense juridique.
  3. Un engin chaud sur herbes sèches suffit Stationnement sur zones minérales, échappements dégagés, extincteurs à bord vérifiés : les consignes de base des flottes en zone exposée.
  4. L’employeur répond du départ de feu Responsabilité pénale (imprudence caractérisée) et civile (recours des assureurs, parfois colossaux) : la prévention documentée protège l’entreprise et les salariés.

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Questions fréquentes

Un « jour rouge » interdit-il tout chantier ?

Non — il restreint les travaux à risque de mise à feu (points chauds, étincelles, brûlage) dans et près des massifs, selon les termes de l’arrêté de votre département : certains imposent des horaires (fin à 13 h), d’autres une interdiction totale avec dérogations. Les tâches sans risque d’ignition restent possibles. Le réflexe : vérifier l’arrêté ET la vigilance chaque veille.

Le permis de feu est-il obligatoire chez un particulier ?

La procédure formelle vise les établissements et chantiers ; chez un particulier, elle n’est pas exigée en tant que telle, mais réaliser les mêmes étapes (zone dégagée, extincteur, surveillance après travaux) est la norme de l’homme de l’art — celle que le juge et l’assureur regarderont si un feu part de votre intervention.

Notre entreprise a causé un départ de feu : que se passe-t-il ?

Pénal : l’incendie involontaire par manquement à une obligation de sécurité se poursuit (jusqu’à 3 ans/45 000 € pour la personne physique, amendes quintuplées pour la personne morale, davantage si victimes). Civil : les assureurs des sinistrés exercent leurs recours — des millions d’euros sur les grands feux. Une prévention documentée (permis de feu, respect des arrêtés) change radicalement l’issue.

Paysagistes : peut-on débroussailler pour des clients toute l’année ?

Oui — c’est même la bonne saison d’octobre à mars. L’été, l’entretien léger reste possible hors jours à risque, avec les précautions machines (fil plutôt que lame près des cailloux, extincteur). Se former aux standards OLD des arrêtés est un vrai argument commercial : la méthode complète.

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